Plaine incertaine
14 sept 2009
PLAINE INCERTAINE
Il pleut sur la plaine
De mon cœur dévasté
Sans toi je ne peux plus
Respirer
Le silence,
Est souvent l’allié de la paix
Mais il peut être aussi
L’empire de nos peurs
Abandonne-moi
Maintenant
Ou plus jamais
Que je marche ou pas dans tes pas
Que je sache, oui,
que je sache
Enfin
Si tu es bien le gardien
De mes jours comme de mes nuits
De mes rires comme de mes cris
Le tueur de mes angoisses
L’artisan du paradis
Mon paradis
Cette plaine incertaine
Où nous brûlons, glissons parfois
Qui soudain n’a plus de mémoire
Jardin inondé, jardin parfumé
Je suis repartie dans la forêt sacrée
Hurler mon amour ma haine
La joie et la peine
Que j’ai de t’aimer
Ensemble nous avons
Dérobé le feu
Dévoré le temps
Défié les éléments
Demain que ferons-nous de mieux ?
Sur les rives de notre fleuve
Il n’y a pas non, il n’y a pas de rives
Et d’ailleurs pas de fleuve non plus
Ça serait mieux d’ailleurs
Beaucoup mieux même
Car cela voudrait bien dire
Que nous pourrions ce fleuve franchir
Toi et moi ça n’a jamais commencé
Et donc jamais fini
Ce que nous partageons est lié
A la famille du vent
Nathalie PHILIPPE
2 Responses
2009 sept 23
« Plaine incertaine » m’a beaucoup plu. Tu nous fais entrer l’Incertitude du sentiment. C’est douloureux et délicieux.
Bravo aussi pour le blog que je viens de découvrir.
2009 sept 27
Merci beaucoup pour ce commentaire de votre part, fort encourageant. A très bientôt je l’espère. Amitiés, Nathalie.