Plaine incertaine

PLAINE INCERTAINE

Il pleut sur la plaine

De mon cœur dévasté

Sans toi je ne peux plus

Respirer

Le silence,

Est souvent l’allié de la paix

Mais il peut être aussi

L’empire de nos peurs

Abandonne-moi

Maintenant

Ou plus jamais

Que je marche ou pas dans tes pas

Que je sache, oui,

que je sache

Enfin

Si tu es bien le gardien

De mes jours comme de mes nuits

De mes rires comme de mes cris

Le tueur de mes angoisses

L’artisan du paradis

Mon paradis

Cette plaine incertaine

Où nous brûlons, glissons parfois

Qui soudain n’a plus de mémoire

Jardin inondé, jardin parfumé

Je suis repartie dans la forêt sacrée

Hurler mon amour ma haine

La joie et la peine

Que j’ai de t’aimer

Ensemble nous avons

Dérobé le feu

Dévoré le temps

Défié les éléments

Demain que ferons-nous de mieux ?

Sur les rives de notre fleuve

Il n’y a pas non, il n’y a pas de rives

Et d’ailleurs pas de fleuve non plus

Ça serait mieux d’ailleurs

Beaucoup mieux même

Car cela voudrait bien dire

Que nous pourrions ce fleuve franchir

Toi et moi ça n’a jamais commencé

Et donc jamais fini

Ce que nous partageons est lié

A la famille du vent

Nathalie PHILIPPE

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2 Responses

  1. 1 Antoine
    2009 sept 23

    « Plaine incertaine » m’a beaucoup plu. Tu nous fais entrer l’Incertitude du sentiment. C’est douloureux et délicieux.
    Bravo aussi pour le blog que je viens de découvrir.

  2. 2 Nathalie
    2009 sept 27

    Merci beaucoup pour ce commentaire de votre part, fort encourageant. A très bientôt je l’espère. Amitiés, Nathalie.


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