Bleu comme nuit (création, suite)

Ange sombre et
Bleu comme nuit
A la veillée dernière
Un miracle s’est produit

Insufflant à mon âme
Un souffle nouveau
Emportant mon corps
Dans une danse nouvelle

Roulements de tambour
Pénétrants
Roulements de hanche
Assourdissants

Dansons cette nuit mon ombre mon double
Crions frappons la terre
De nos pieds de nos poignets
Crachons sur elle, embrassons-là

Cette nuit sera tellurique
Ou ne sera pas

Mamy Wata génie des eaux
Ta douce voix, ton accent soleil
M’habitent et me perdent
Quand je dors, quand je vis j’écris

Il est déjà lointain
Le goût du sel
Au bout de tes mains

Régénère-moi, recrache-moi
Dans le ressac turbulent
De tes vagues exquises

Attends-moi, rêve-moi fort et
Je replongerai vite
Dans l’onde de ton ventre
Les embruns de ton sein
MAMY WATA !

Je suis la princesse malade
La sirène damnée
L’amante condamnée

Pour ceux qui n’ont pas pu t’atteindre
Tu es la méduse
La femme maudite, la femme serpent
Celle que l’on trouve belle, dangereuse et vénéneuse

Femme de l’eau, maîtresse des océans,
Est-ce seulement un danger que de trop vouloir trop aimer ?

PRINCESSE ABYSSALE
Reine d’Abyssinie
Tu es dans mon rêve
Comme autant d’infinis

Femme solaire,
Mon âme luit
Dans le reflet doré
Des marais chamarrés

Habite ta chevelure
Jusqu’aux écailles profondes
Mon parfum boisé, pour toi Mamy Wata
Ma tête est parfumée
Voici en offrande mon corps dont se repaîtra
L’Insolente sirène de mes nuits
Qui finira ainsi par ne plus être hanté
Une fois que ma passion m’aura dévoré

 

Nathalie PHILIPPE

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2 Responses

  1. 1 Marina
    2009 août 31

    magnifique poème,
    pleine de douceur et de puissance. La violence des sens, du partage charnel et sensuel est là latente, retenue, comme pour mieux la savourer, s’en délecter.
    Mamy Watta est-elle vénéneuse pour ceux qui ne savent pas l’approcher, ou amoureuse pour celui qui sait l’aimer?
    Bravo en tout Nathalie!

  2. 2 Nathalie
    2009 août 31

    Merci ! Mamy Wata la déesse des eaux a surtout coutume de dérober les hommes dans le fleuve ou dans la mer, qu’elles les enlève ou les dévore, ça on ne sait pas trop…


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